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Junky, writer de la deuxième génération, découvre lors de ses pérégrinations dans le Nord parisien alors qu’il est encore pré-adolescent, le terrain de Stalingrad, celui-là même qui accueille depuis peu les adeptes de la culture hip-hop qui balbutie entre blocks parties organisées par Dee Nasty et les fresques des BBC, Lokiss et les premières figures tutélaires du graffiti français. Nous sommes en 1987 et le terrain de Stalingrad a incubé et distillé une culture Hip-Hop qui va désormais s’étendre et s’épandre dans tout Paris et sa banlieue. Les tags qui ont débordé du cadre de la friche de Stalingrad marquent de nombreux jeunes. Junky en fait parti et dés 1988, Junky alors baptisé Géo, commence à s’attaquer aux rues de son quartier et de sa ville. Les tags et le style de Baul des DCM le marquent. Rapidement, les tags envahissent Paris et sa banlieue. Le jeune Géo se rebaptise Alert et de la rue, le writer passe de la rue aux stations de métro, aux intérieurs et extérieurs de métro. Il affute son style, étend son périmètre et pratique le tag comme un moyen d’exister. La ligne 13 est sa ligne fétiche. Il laisse alors le blase Alert pour celui de Junky. Issu de la banlieue Nord de Paris, d’une commune connue pour ses nombreux trafics et notamment celui de la drogue, Junky adopte ce surnom, comme pour illustrer le paradoxe entre sa nouvelle passion dévorante qui le pousse à tager et peindre toujours plus et son environnement direct qui exalte et exulte à la vue de l’argent facile qui s’amoncelle dans la vente illicite de substances. Junky, par la peinture et la passion, s’évade d’un avenir sombre où certain plonge par l’appât du gain facile et le manque de perspectives.

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