Snoop-Dogg : Netfeeders

Alors que Snoop Dogg partage la scène avec Wiz Khalifa sur le High Rod Tour aux côtés de Kevin Gates, Jhené Aiko, Casey Veggies et Dj Drama, voilà qu’il annonce le digne successeur de son premier album « Doggystyle » produit par Dre, 23 ans après sa sortie en 1993 sur le célèbre label Death Row. Un album du nom de « COOLAID » sur lequel il a justement convié Wiz Khalifa pour le morceau « Kush Ups ».  Snoop signe son retour après une absence discographique de près de 5 ans et n’oublie pas au passage de faire part de quelques considérations personnelles sur le traitement des noirs américains qu’on ne cesse de renvoyer au misérabilisme et à leur passé en passant la série « Roots ».

Snoop Dogg n’a jamais cessé d’évoluer. Il devient avec « Doggystyle » l’emblématique ambassadeur de la West Coast, succédant ainsi à l’époque à 2Pac. L’artiste est découvert par le label Death Row et propulsé par Dr Dre signé sur le même label. Snoop Dogg a toujours su renifler les bons coups. Snoop a toujours su se réinventer en près de 25 ans de carrière.

 

Après avoir été sous l’égide de Suge Knight, Snoop quitte le label pour signer un deal mirifique avec le plus gros tôlier du rap de l’époque, en la personne de Master P. Associé le temps de quelques albums au label No Limit, Snoop y signe trois albums de sa discographie, à savoir « Da Game is to be sold », « No Limit Top Dogg et « tha Last Meal », respectivement sortis en 1998, 1999 et 2000.

 

A l’aune des années 2000, il s’associe aux Neptunes.

 

En 2012, il décide d’opérer le temps d’un album un virage dancehall, reggae sous la direction du producteur Diplo. Plus récemment, il travaille étroitement avec Dam Funk pour « 7 Days of Funk » sur le label Stones Throw.

Mais aujourd’hui, Snoop Dogg décide de regarder dans le rétroviseur et annonce le digne successeur de son premier album Doggystyle. Histoire de brouiller les pistes, on apprend que Just Blaze, plutôt connu pour son travail avec des artistes East Coast comme Jay-Z, Joe Budden, Juelz Santana des Dipset et bien évidemment Saigon y signe certaines productions et fait donc partie du tracklisting.

L’album s’appellera « COOLAID » et sortira sur le label de Snoop, Doggy Style Records. Histoire de patienter, il balance « Kush Ups » en compagnie de Wiz Khalifa pour un morceau qui fait la symbiose entre la Golden Era pour le sample, les voix pitchées en chorus d’un côté et des sonorités plus actuelles côté beat, snare et kick.

 

Il y a quelques jours Snoop sortait cette vidéo sur intagram où il invite la communauté noire à boycotter la série au profit d’évènements plus glorieux dans l’histoire de la communauté afro américaine. Son message est clair et sans équivoque au sujet des séries télévisées et d’un cinéma qui entretient un cliché suranné et dépassé:

“J’en ai ras le bol… Putain, ils vont foutre Roots pendant le Memorial Day ? Ils vont juste continuer à nous marteler le cerveau avec cette merde qu’ils nous ont faite, hein ?”

 

Who Am I (Whats My Name) est le premier single, extrait de l’album. Il sortait le 30 Novembre 1993. Dre reprend  le chorus de Georges Clinton sur le morceau « Atomic Dog », extrait de l’album « Computer Games » mais il est totalement revisité par Dre et Snoop qui en font un gimmick extatique.

 

« Gin & Juice » est le second single de l’album. Là aussi Dre fait preuve d’une belle ingéniosité pour agencer le samples de « I Get Lifted » de George McCrae et du groupe funk Slave sur le morceau « Watching You ».

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.